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La 3eme nuit au studio L’équipe. La fatigue commence à se faire sentir mais on tiens le coup!
Les Loïc avancent bien. Nous sommes dans les temps mais le planning est assez serré.
Cette nuit nous avons fait la grande séquence de souvenir, le son est vraiment impressionnant tout en restant dans la continuité des séquences précédentes.
La difficulté était la superposition de la chanson avec la voix-off, cela a demandé un gros travail mais Loïc a réussi à faire vivre la musique tout en gardant la voix le narrateur compréhensible.
On termine le film la nuit prochaine!
Les couloirs du Studio l'équipe à 4h du matin...
cette nuit nous avons enfin travaillé avec la copie 35mm (la veille nous avons été obligé de travailler avec un quicktime de très mauvaise qualité).
nous en somme presque à la moitié du film.
J'ai vraiment pris conscience du travail de Mixage en voyant Loïc Moniotte travailler. Tout les placements des sons se font de manière extrêmement minutieuses et précises. Je trouve que son
travail se rapproche de la conception des images dans le film: on place les différentes couches et on affine progressivement.
J'avais utilisé de la calligraphie chinoise pour certaines séquences du film, nous avons donc décidé de travailler à partir du son d’un pinceau sur du papier. Comme je voulais avoir un vrai
rythme d'écriture, j'ai donc demandé à Hefang (qui avait peint les idéogrammes dans le film) de venir pour une séance d'enregistrement.
Loïc a donc enregistré le son de son pinceau quand elle forme les mots.
A la fin de la video, j'ai mis un petit extrait du film dans lequel on a utilisé ce son.
Pendant que Loïc termine le son, j’ai passé deux jours à Bruxelles avec ma directrice de la photo, Claude Garnier, pour l’étalonnage du film.
Nous avions fait il y a quelque temps un essai de shoot en 35mm et les images manquaient de densité au niveau des couleurs et des noirs. Le travail des textures et des matières était trop adouci par la pellicule.
Nous avons donc fait un étalonnage numérique sur Lustre, en 2K (au format Scope).
Jusqu’à maintenant sur mes précedants films je n’avais pu faire qu’un étalonnage chimique et c’est assez incroyable de pouvoir travailler en direct sur les images avec la qualité de projection du 35mm.
J’ai ainsi pu affiner et retoucher dans la continuité du film toute les éléments un peu problématiques du film comme par exemple, les couleurs dorées et vert-de-gris de certaines séquences (qui sont très compliquées à obtenir sur pellicule par un simple étalonnage chimique).
Nous avons vu le lendemain un bout d’essais de 30 secondes shooté en 35 mm (sur de la pellicule Fuji, plus dense que la kodak) et le résultat est vraiment impressionnant avec des images très piquées et des noirs très denses.
Après plusieurs films en autodidacte (dont Conventuel’s Band, produit par La Fabrique), Izù Troin entre aux Beaux Arts de Montpellier où il obtient son diplôme avec mention.
Il entre ensuite à l’école de film d’animation de La Poudrière (à Valence). Il y réalise deux films : Passage et son film de fin d’étude Le carnet, présentés dans de nombreux festivals.
Parallèlement à son travail de réalisateur, il conçoit de nombreux génériques pour des courts-métrages puis celui des longs-métrages de Jacques Remy Girerd : La prophétie des grenouilles (2003) et Mia et le Migou (2008).
Il a également obtenu le grand prix au concours de projet d’Annecy 2003 pour un projet de 26 minutes Ceux d’en Haut.
Filmographie
-Le bûcheron des mots (2009 Folimage,11 min,35 mm)
-Le carnet (2003 La Poudrière,4 min,35mm)
-Passage (2002 La Poudrière,1 min)
-Conventuel’s Band (2001 La Fabrique,10 min,35mm)
-Conte d’une nuit d’hiver (1996, 6 min,16mm)
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